La politique de Cybersécurité invitée aux présidentielles

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La politique de Cybersécurité invitée aux présidentiellesLa politique de Cybersécurité invitée aux présidentielles

Comment reprocher aux entreprises du secteur public et privé, une défaillance de leur politique de cybersécurité, lorsque l’exécutif et les partis sont pris à défaut en France et aux États-Unis ? « La politique de cybersécurité invitée aux présidentielles » fait un tour d’horizon des mauvaises pratiques et des sanctions affligées.

Est-il toujours utile de rappeler que la mise en place d’une politique de cybersécurité, par les agents économiques, est essentielle au développement d’un pays, à la confiance des utilisateurs (entreprises et particuliers) du Web, et, à l’assurance d’une continuité sereine des démocraties ? Malheureusement oui.

1. Cybersécurité, l’enjeu des démocraties

Plusieurs exemples récents indiquent que les enjeux de la cybersécurité ne sont pas encore suffisamment compris et intégrés dans les programmes des prochaines élections présidentielles aux États-Unis, comme en France. Notre dernier recensement à ce sujet fait état d’un constat alarmant quant aux données dérobées par les hackers au cours de ces trois dernières années. Dans le Monde, ce sont ainsi 1,75 milliards de données qui ont été dérobées, soit 50% du nombre d’utilisateurs [Moneticien.com – Tous Droits Réservés] déjà affectés, dont 1,5 milliard de données personnelles et 250 millions de données financières. Un sujet suffisamment sérieux et un enjeu planétaire qui mériteraient bien toute l’attention des candidats et des partis concernés par les prochaines « élections présidentielles » de leurs pays respectifs.

2. Une Amérique numérique aux pieds d’argile

Que ce soit au cours de ces dernières années ou lors de ces dernières semaines, le sujet de la cybersécurité emplit la une des journaux spécialisés et généralistes. Ainsi, de grandes entreprises du Web ont été touchées dernièrement par une compromission de leurs bases de données (Facebook, Linkedin, etc.) ou par une cyberattaque d’ampleur nationale par déni de services (hébergeurs DYN aux États-Unis et OVH en France). Les raisons ne manquent donc pas pour que les candidats aux prochaines élections présidentielles soient sensibilisés à cette question majeure de défense et de sureté nationales. Moneticien.com – La politique de Cybersécurité invitée aux présidentielles – 10/2016

Si le sujet fait bien partie de leurs préoccupations du moment, les deux candidats à la Maison-Blanche ont bien été pris à défaut par le passé. Tout d’abord, Monsieur Donald TRUMP dont la chaine d’hôtels, qui porte son nom, a connu en 2015 et en 2016 deux « cyberattaques abouties » avec une compromission des bases de données (personnelles et financières), rapporte notamment le site KrebsonSecurity (cf. Trump hotels breached again – avril 2016). Mais pas seulement, les serveurs de messagerie de l’entreprise Trump ne seraient pas à jour en utiliseraient les services de Windows Server 2003, selon le site Silicon.

Pour Madame Hillary CLINTON ex-Secrétaire d’État, la Presse américaine a révélé l’utilisation régulière d’une messagerie personnelle pour des échanges professionnels dont certains contenus étaient de nature sensible, [Moneticien.com – All Rights Reserved] selon une information du FBI. James COMEY un de ses directeurs, a révélé au Congrès cette semaine que certains courriels contenaient des informations classées « Secret Défense » (source : TorontoSun – What we know about the FBI’s new Hillary Clinton email inquiry – 29 octobre 2016). Moneticien.com – La politique de Cybersécurité invitée aux présidentielles – 10/2016

Les deux candidats (républicain et démocrate) n’étant pas exempt de reproches, la question de la cybersécurité s’est invitée par voie de conséquences à leurs programmes respectifs pour la présidentielle. L’article du site Darkreading (à lire : How Clinton-Trump could champion CyberSecurity) a bien compris que le thème de la cybersécurité pouvait-être le dernier argument de campagne pour la présidentielle américaine.

La politique de Cybersécurité invitée aux présidentiellesSource / auteur : Monéticien.com – Octobre 2016

3. Une France dans le sillage des États-Unis ?

So, so…. comme disent les anglo-saxons.  Par exemple et après nos recherches, aucun des candidats (*) de la Droite à la primaire des présidentielles n’a intégré dans son programme, la question de la cybersécurité. Un oubli ? Pour les candidats déclarés à Gauche, nous avons identifié Monsieur Arnaud Montebourg dont le programme intègre les questions de cybersécurité pour la France et les premières recommandations envisagées (à lire : FrancetvInfo – Les contours du projet France – 21 septembre 2016).

(*) : Le programme de Monsieur Alain Juppé a intégré ce sujet depuis.

Et pourtant, il y aurait bien matière à rassurer les électeurs français en cette période préélectorale. En effet, la CNIL vient d’épingler le site du « parti socialiste » pour une faille de sécurité permettant d’accéder à plusieurs dizaines de milliers d’adhérents. C’est le fondateur du site Zataz, Monsieur Damien Bancal qui a prévenu l’organisme en mai dernier, après avoir sensibilisé sans résultats les personnes en charge du site (cf. article sur le site de France-Info – 28 octobre 2016).

En 2011, c’était déjà au tour du site de la section 64 de l’UMP (ex-Les-Républicains) d’être pris à défaut par les équipes du site Zataz. Une information communiquée en janvier 2011 sans effet pour corriger la cyberfaille [Moneticien.com – Tous Droits Réservés] indiquait une vulnérabilité du site permettant d’avoir accès aux données des adhérents (à lire : Crashdebug – Fuite de données pour un site de l’UMP – février 2011). Le Front National a également été épinglé en 2014 avec la révélation de cyberfailles de sécurité pour son site dédié aux sympathisants les Patriotes. (cf. Le Front National lance son réseau social).

La question de la cybersécurité est déjà au cœur de la campagne présidentielle aux États-Unis. En France, malgré un contexte tout aussi favorable pour intégrer les questions de sécurité et de confiance dans le paysage numérique, il n’en est rien. Il semble que ce sujet, trop complexe, soit éludé volontairement par des candidats trop peu au fait de ces questions. Un grand écart entre les programmes des candidats à la présidentielle et les réalités numériques du moment. Moneticien.com – La politique de Cybersécurité invitée aux présidentielles – 10/2016

Devrons-nous attendre 2022 ?  Nous ne le souhaitons évidement pas et l’appelons de nos vœux pour les semaines, les quelques mois qui nous séparent encore de l’échéance présidentielle et du choix que feront les français.

Nous restons à l’écoute des partis et des candidats pour répondre à leurs questions.

Fin de l’article intitulé « La politique de Cybersécurité invitée aux présidentielles » .

Très belle semaine à nos cotés

La Rédaction

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Georges Langeais

Ingénieur informatique, diplômé Executive MBA. Professionnel de la « Monétique, Sécurité et Ecommerce » auprès d'acteurs majeurs (Banque, Éditeurs - France - Europe - USA). Enseignant Chercheur & Maitre de Conférences Associé (Moyens de Paiement - Cybersécurité - Transformation Digitale).

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